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mercredi 18 février 2015

Le feu dans le ciel (Les chevaliers d'Emeraude, tome 1), Anne Robillard


L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Endikiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix pour mettre à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du mal.

Leur quête périlleuse commence alors. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de 2 ans, au sort du monde...



Mon avis :

J'ai d'abord été frappée par l'écriture : c'est assez simple, fluide et donc facile et rapide à lire. Les descriptions ne sont pas très longues et heureusement ! Car il y en a beaucoup dans ce tome 1 et ça deviendrait vite lourd. Je pense qu'il s'agit essentiellement d'un tome d'introduction à l'univers dont le but est de tout décrire (lieux, personnages, histoire). C'est peut être un peu trop d'un coup car on oublie parfois ce qu'on a lu tellement il y a d'informations à assimiler en peu de lignes. Ça a également pour effet d'accélérer certaines actions : les rois se laissent convaincre trop facilement, les pièges sont construits trop vite et les voyages se passent trop bien.

L'univers créé par l'auteure est vraiment bien, avec des royaumes et des monarques de caractères différents, des histoires d'envahisseurs et de guerres passées, etc. Seulement voilà, entre ces évènements : rien du tout ! C'est la paix absolu. Il aurait suffit de pas grand chose : un conflit de succession ou une révolte de paysans qui ont faim. Ça aurait rendu l'histoire plus crédible (parce que les gens heureux, même dans la faim et la presque misère partout, c'est tout de même bizarre) et ça aurait donné un peu d'expérience à nos chevaliers.


Car c'est là LE point négatif : le vécu des chevaliers. Ou plutôt leur non vécu. L'auteure leur a donné des défauts mais ils sont beaucoup trop "lisses". Ils ont maximum 20 ans et à cet âge là, ils sont déjà reconnus comme de puissants magiciens et les meilleurs guerriers du monde.

Le mieux, c'est Wellan qui est le meilleur stratège du continent (sans avoir commandé une seule bataille... La théorie c'est bien mais ça ne remplace pas la pratique...). Il va connaître le grand Amour sans avoir connu une seule femme ou sans y faire référence en tout cas, et ça manque. Parce que là encore, ça serait plus crédible si au moins un chevalier possédait quelque expérience dans le domaine (surtout qu'il y a plein de servantes autour d'eux). Cette histoire d'amour ne pas touchée, je n'y ai vu aucun charme, aucune beauté. Je dois ajouter que le fait qu'il pleure souvent n'ajoute rien à la romance ou au personnage. Et pour en rajouter, il est le seul à être vraiment calé en Histoire. Naturellement, Wellan est le chef des chevaliers, celui dont on ne discute pas les décisions (ou alors en privé et en prenant des pincettes) même quand elles sont mauvaises (ben ouais, c'est le chef...). Le seul à oser contrarier le "grand chef" sera plus tard "le jaloux" et le seul à se faire surprendre par l'ennemi et forcément, il sera sauvé par Wellan. Et évidemment, c'est à lui que s'adresse les grands de ce royaume, histoire de renforcer l'aura de génialitude qui l'entoure. Il est aussi trop présent par rapport aux autres qui m'ont l'air pourtant plus intéressants à suivre car même quand ils sont en groupe, c'est lui qui domine tous les autres.


L'auteure parle de leur complicité et ... ben heureusement qu'elle le dit car je n'aurais pas deviné. Ils passent finalement peu de temps ensemble et il n'y a rien qui permette de voir que des liens particuliers les unissent. Pour en revenir au non vécu, on a des chevaliers qui donnent des ordres aux rois (qui obéissent en plus) et on se demande franchement d'où vient cette autorité. Leur attitude face aux écuyers est dans le même ton : prétentieux. Ils ont même pas 10 ans de plus et ils les appellent "fillette" ou "mon jeune ami" (non mais sérieux...). Pour comparer, on a des chevaliers agissant comme les héros de D.Gemmell avec moins de vécu que Harry Potter avant son entrée à Poudlard.


Malgré toutes mes critiques, c'est vraiment une super histoire que nous raconte l'auteure, j'ai vraiment envie de connaître la suite et surtout ce qui va arriver à Kira. Cette petite m'a beaucoup touchée et j'ai eu de la peine pour elle quand elle a du faire face aux préjugés. Je trouve juste dommage que les chevaliers soient si peu crédibles dans leurs rôles.




Publié le 30 août 2012

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