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lundi 10 août 2015

Le testament d'Olympe, Chantal Thomas


Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV. Deux sœurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s’adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s’enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s’aperçoit à peine, tandis que sa sœur aînée, animée par l’ambition et l’esprit de liberté, n’a qu’une envie : s’enfuir.

Les sœurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa sœur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.



Mon avis :

J'avais beaucoup aimé Les adieux à la reine qui montrait l'envers du décor à Versailles sous Louis XVI. Avec Le testament d'Olympe, c'est le même principe mais lors du règne de Louis XV.


Duc de Richelieu, d'après Jean-Marc Nattier
J'ai beaucoup l'histoire, qui se divise en deux : celle d'Apolline puis celle d'Olympe qui lui laisse son histoire sous forme de testament.

Le calme et l'innocence d'Apolline l'ont rendu attachante, j'ai suivi sa vie avec plaisir. Elle montre ce que peuvent être les couvents de l'époque et le destin des jeunes filles qui doivent se marier ou trouver un travail. Et j'ai espéré pour elle qu'elle trouve le bonheur car elle le mérite. A travers sa famille, on voit aussi ce que la foi et la pauvreté qu'elle induit peuvent faire aux gens, jusqu'où ça peut les mener.
Olympe, quant à elle, côtoie les grands du royaume et son caractère la porte assez loin. A travers ses yeux, on voit les manigances des uns et des autres autour du roi.

C'est une histoire très intéressante avec des personnages secondaires qui m'ont aussi beaucoup plu, que ce soit parmi les grands ou les moins grands. Même ceux qu'on ne voit que peu m'ont marquée par leur réalisme (Bourbon et Zéphyrine pour n'en citer que deux).


Marie-Louise O'Murphy, François Boucher
La seule critique que je peux faire, c'est que je n'ai pas "ressenti" les choses tout au long du parcours d'Olympe. C'est une femme au tempérament de feu et, grâce à ses colères, ça se voit mais ça ne se sent pas. De même, il est dit qu'elle acquiert une certaine notoriété mais ça ne se ressent pas car seuls les événements sont décrits, la majorité des sentiments d'Olympe ne sont pas partagées. Elle ne se dévoile pas tant que ça, même quand elle s'énerve (elle décrits ses actes mais pas ce qu'elle ressent) ou quand elle est traitée comme une princesse (on le sait mais elle ne dit pas ce qu'elle en retire comme sensation).


C'est très bien écrit, très agréable à lire et intéressant mais ça manque d'une mise en relief par les sentiments pour la partie concernant Olympe. Et c'est pour ça que j'ai préféré celle sur Apolline, pourtant moins passionnante au niveau des événements.



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