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vendredi 24 octobre 2014

La voix des rois (Les Haut-Conteurs, tome 1), Olivier Peru


Au XIIe siècle, les Haut-Conteurs, prestigieux aventuriers et troubadours portant la cape pourpre, parcourent les royaumes d'Europe en quête de mystères à éclaircir, d'histoires à collecter et à raconter. Leur quotidien se nourrit de la vérité cachée derrière la rumeur, les superstitions et les légendes. Ceux qui ont la chance de les entendre s'en souviennent toute leur vie. Les Conteurs possèdent la voix des rois, une voix dont ils usent comme d'un instrument magique. Mais ces éblouissants vagabonds ne chassent pas que des frissons. Dans le secret, ils recherchent les pages disparues d'un livre obscur, un ouvrage vieux comme le monde que certains croient écrit par le diable en personne. Et ce livre, Roland un fils d'aubergiste que rien ne destine à l'aventure, pourrait bien en percer l'énigme. Car à treize ans, il devient le plus jeune garçon à poser la cape pourpre sur ses épaules et il semble tout désigné pour devenir le héros d'une grande histoire, une histoire de Haut-Conteur...



Mon avis :


Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre quand j’ai ouvert ce livre et je me suis laissé emporter. J’ai beaucoup aimé le cadre : le mélange entre Angleterre médiévale et univers fantasy parait naturel. Le lien se fait par les conteurs et cette fonction semble d’abord tellement inaccessible qu’elle met une distance entre les créatures et les humains. Cela se voit avec Robert, l’aubergiste, qui croit assez peu aux goules et qui pense d’abord à faire tourner son auberge avant de se préoccuper de ce qui peut bien roder dehors. Mais quand les conteurs s’en mêlent, les deux univers se lient et ça fonctionne, on y croit. 


J’ai tout de suite apprécié les personnages et je me suis attachée à eux, particulièrement à Roland. Il est courageux mais connait aussi des moments de faiblesses. Il est peut être parfois trop adulte pour un gamin de 13 ans mais pour l’époque, ce n’est pas si surprenant que ça. Il y a aussi Mathilde. C’est principalement à travers elle qu’on découvre les hauts conteurs, ce qu’ils cherchent et ce qu’ils sont capables de faire. On rencontre d’autres conteurs mais j’ai surtout aimé Ruppert, car il m’a beaucoup amusée. 


Tout l’univers et les mystères qui les entourent sont très intéressants ; même si les énigmes du livre ne m’ont pas paru si complexes, elles sont bien construites. Au moins, on les comprend relativement facilement. Le récit est bien rythmé, on alterne moments d’investigations et moments d’action. Il y a toujours des questions en suspens, même si on avance dans la résolution de l’énigme. Certains événements m’ont surprise, d’autres je les ai vus venir de loin mais dans l’ensemble, j’ai été tenue en haleine. Les créatures qui apparaissent dans ce roman, les goules et l’upyr, sont entourées d’une mythologie bien construite. Elle n’a rien de bien original, elle reprend des idées déjà utilisées ailleurs, mais elle s’intègre parfaitement à l’histoire et au vécu des personnages. 


Pour parler du style, c’est bien écrit et facile à lire. J’ai dévoré les pages rapidement, déjà parce que j’étais très intéressée mais aussi parce que la lecture est fluide. C’est un excellent premier tome dont le dénouement m’a ravie parce qu’il promet d’autres aventures intéressantes.



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