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samedi 30 août 2014

Cassandra Palmer, Karen Chance (Attention aux spoilers !)




Cassandra Palmer est une excellente série. Il y a un univers riche, des personnages intéressants (certains sont même de vraies perles) et une héroïne à la fois forte et fragile. Bref tous les ingrédients pour un coup de cœur sont là, sauf que … il y a Mircea, le vampire. 


Quand on lit pas mal de romans de ce genre, on a toujours le vampire trop canon qui fait baver toutes les femmes mais qui ne bave que sur l’héroïne sans qu’on comprenne bien pourquoi. La relation entre Cassie et Mircea est ce que j’ai vu de pire, même quand on passe sur le côté « je la faisais sauter sur mes genoux quand elle avait 6 ans » (c’est pas vraiment ça mais c’est l’idée) et le fait que ce soit un cliché sur pattes. Je trouve cette relation hyper malsaine, il y a vraiment un aspect qui me retourne l’estomac quand ils sont ensemble, tellement c’est peu crédible. Ce personnage me paraît complètement à côté de la plaque et quand j’arrive à un passage le concernant, j’ai l’impression d’avoir changé de roman. 


Les moments avec Pritkin ont toujours un petit quelque chose, que ce soit quand ils se rapprochent ou quand ils se battent ou quand ils se prennent la tête. Les petits moments avec Marco sont aussi vraiment sympa et le personnage, même si pour le moment pas forcément mis en avant, a vraiment quelque chose qui le rend attachant. Même avec Augustin, il y a un truc. Avec Mircea, je ne retrouve rien. Ok il est beau, sexy, rassurant, etc. mais et alors ? Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'ils se trouvent l'un l'autre ? Parce que j'ai vraiment du mal. J'ai l'impression qu'il n'y a aucune alchimie entre eux, que l'auteur les a mis ensemble car c'est comme ça que ça doit être. Je crois que j'aurais trouvé beaucoup plus intéressant un Mircea qui trouve que Cassie est une incapable écervelée et qui peu à peu s'attache à elle comme un père plutôt qu'un espèce de macho hyperprotecteur qui veut tout décider à sa place et qui la considère comme lui appartenant. Il me semble parfois que l'auteur veut donner une certaine vulnérabilité à Mircea quand il s'agit de Cassie mais je trouve que ça sonne faux, que c'est plus le manque de contrôle que la jeune femme qui le rend comme ça. Pour moi c’est THE problème dans la série et lors de la lecture du dernier tome, j’ai bien failli arrêter tellement ça m’insupportait. 


Mais j’ai continué et j’ai bien fait. Le tome 4 m’avait laissé une impression mitigée avec une fin expédiée trop rapidement mais le 5è tome est une merveille. Et je dois dire que certaines scènes avec Pritkin sont particulièrement belles. Ce qui pour moi est un adjectif plutôt fort, d’habitude je dirais plutôt que c’était bon, là c’était beau. La scène finale me rend impatiente de connaître la suite.


Publié le 26 juin 2012


mardi 26 août 2014

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1), Gail Carriger


Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau, compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ? 

Vampires, loups-garous et aristocrates : un réjouissant mélange de romanesque et de fantastique !



Mon avis : 

Tout m'attirait dans ce roman : le titre, la couverture, l'histoire et le ton employé. Et pourtant j'hésitais. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit encore d'une histoire de vampires et de loups garous et que j'en avais ma dose. C'est l'avis de Meli qui m'a convaincue et je l'en remercie car j'ai adoré ! 


Alexia Tarabotti, l'héroïne est une vieille fille un peu bas bleu qui n'a pas sa langue dans sa poche. Toujours accompagnée de sa fidèle ombrelle (je dois avouer que j'ai adoré l'idée de l'ombrelle), Alexia nous fait visiter un Londres empli de vampires et de loups garous. Ils sont connus de tous et bien intégrés à la société. J'ai été vraiment étonnée par l'impression de réalité historique qui se dégage de ce roman. Autant le ton employé par l'auteur que la façon dont elle a traité ce sujet donnent l'impression que cela s'est réellement passé ainsi. Elle n'en fait pas trop dans le surnaturel et c'est très appréciable. 


L'intrigue a un poids assez faible dans ce roman et par moment, on l'oublierais presque. Ça n'est pas vraiment un problème car les relations entre les personnages ont suffit pour m'intéresser. De plus, elle s'intègre parfaitement bien à l'ensemble et il y a un bon rythme : l'intrigue revient en force vers la fin de manière assez naturelle. Les personnages et leurs interactions sont vraiment le gros point fort de ce roman. Alexia a une grande force de caractère mais sait quand même respecter les convenances. J'aime beaucoup ses réparties, la façon dont elle exprime ses opinions et son intérêt pour la science (les livres de son père ont l'air très intéressants...). Et elle sait choisir ses amis : Ivy et ses horribles chapeaux, Lord Akeldama et ses surnoms et vêtements originaux, le brusque Lord Maccon et son bêta tout aussi remarquable même si différent de caractère. Les échanges entre Miss Tarabotti et Lord Maccon sont un pur délice, j'en redemande ! Le majordome (qui me plaît énormément), les demi sœurs et la mama d'Alexia ont également leur charme, rappelant les héroïnes d'Orgueil et préjugés de Jane Austen. 


Faire porter tout l'intérêt d'un roman sur les personnages est un pari risqué mais ici, il est parfaitement réussi. Je n'ai pas pu décrocher et chaque personnage, principal ou secondaire, apporte quelque chose de pétillant. Dans ce roman, j'ai tout aimé : le style de l'auteur, des personnages originaux très attachants et intéressants, un univers crédible assez riche (au niveau des ruches et des meutes notamment) et une intrigue légère mais bien intégrée. C'est un coup de cœur.




Publié le 6 juin 2012

lundi 25 août 2014

Bone magic (Les soeurs de la lune, tome 7), Yasmine Galenorn


Nous sommes les soeurs D'Artigo : agents qualifiés et sexy de la CIA d'Outremonde, mi-humaines, mi-fées. Nos pouvoirs ont tendance à nous jouer des tours au plus mauvais moment. Un nouvel équinoxe s'annonce et la vie devient de plus en plus compliquée. Nos amis Iris et Chase sont soudain rattrapés par leur passé. Flam, le dragon de mes rêves, doit choisir entre sa famille et moi. De mon côté, j'ai reçu l'ordre de me rendre en Outremonde. J'espère que c'est pour retrouver enfin mon âme soeur, Trillian. Mais je sais que sur place m'attend un terrible rituel qui changera à jamais ma vie et celle de tous les miens.



Mon avis :

J'avais arrêté cette série au tome 5. A l'occasion de la sortie du tome 7 et de Gravure d'argent, je me suis dit que j'allais m'y remettre. Et en effet, en lisant le tome 6, je me suis demandé pourquoi j'avais stoppé cette série. C'est vrai que voir tout le monde vouloir se faire tout le monde, ça lasse un peu mais finalement on s'y habitue. Les tétons qui durcissent et le bas ventre qui chauffe me semblent toujours arriver à une occasion inappropriée ("vite ils nous restent que 5 min pour sauver le monde !!!!" "Attends je suis en chaleur, je me fais baiser et j'arrive" -> Voilà l'impression qui m'était restée et il faut ajouter que j'ai un gros problème avec le terme "baiser" que je n'aime pas, et que j'aime encore moins quand c'est sorti à toutes les sauces.) Mais quand il s'agit de Menolly, l'auteure semble un plus légère à ce niveau : peu de scènes de sexe et elles sont assez courtes. Un gros reproche pour ce tome, c'est la recherche des sceaux qui passe limite à la trappe. On en parle peu et on peut remercier que le hasard fasse bien les choses. Mais c'est quand même avec un avis positif que j'ai entamé le tome 7 et là...


Je ne suis même pas à la 100ème page mais je crois que je pourrais remplir un cahier en faisant la liste des termes comme "sexy", "prends-moi", "sexe", "chaude", etc. J'avais bien compris que Camille aimait le sexe et que la magie l'excitait mais en quoi combattre des zombies et être recouverte de morceaux de cadavres est excitant ?!?? Du coup, j'avance beaucoup moins vite que pour le tome précédent car je me vois vanter les attributs de ses maris toutes les trois lignes et je ne suis pas fan des scènes de sexe de six pages. Je crois bien qu'il n'y a pas une seule page sans qu'il soit fait mention de sexe. Pas moyen qu'un mâle entre dans la pièce sans vouloir se faire Camille et pas moyen qu'un mâle rentre dans la pièce sans qu'elle parle de ses attributs masculins (très avantageux le plus souvent, évidemment).

Franchement, est ce que la première chose qui vous vient à l'esprit en le voyant, c'est qu'il pourra vous faire des caresses de folie avec ses  cheveux quand il aura pris forme humaine ????

Si on enlève les scènes de sexe et les allusions aux futures scènes de sexes, on a toujours de gros problèmes avec cette série : la quête générale n'avance pas (pas de sceau ni de recherche de seau et on a bien compris que, maintenant c'est "attendons que les infos nous tombent dans le bec") On a juste le droit à voir "évoluer" Camille. Je mets des "" car ce n'est pas le bon mot, Camille est toujours la même : ses hommes la possèdent et elle semble vénérer leur statut de mâle "il a dit, je fais" "il m'engueule, même pas je lui dis que je peux faire mes propres choix" et on a droit à la liste de toutes les tâches qu'elle peut se faire sur ses vêtements. D'ailleurs je comprends pas l'intérêt de décrire des vêtements qui sont toujours plus ou moins les mêmes pour chaque personnage, à moins que ça soit juste pour nous redire que Morio est super sexy et bien membré... Pour les tâches, on se doute bien qu'elle va pas ressortir nickel d'un affrontement sur un sol boueux...


Et plus j'avance dans cette série, moins je vois "d'amour" dans les couples. Si tout tournait autour du sexe, je comprendrais mais Camille présente ses maris comme les hommes qu'elle aime et moi ce que je vois ce sont des hommes possessifs qui la baisent. Je ne vois rien qui montre l'amour. C'était pareil entre Menolly et Nerissa, ils ont des moments ensemble, Menolly se fait des réflexions mais elles ne partagent rien... On est en guerre certes mais ça les empêche pas de s'envoyer en l'air alors pourquoi ça les empêche de partager des moments intimes ? C'est ça, je pense, qui me manque le plus dans cette série : la complicité entre les personnages et le manque de sentiments, d'émotions, des personnages. Jamais Camille ne prend le temps d'exprimer son état d'esprit, ça ne passe que par les dialogues. Donc quand elle pleure, ce n'est pas du tout crédible et ça ne nous atteint pas. Quand un de ses amis meure, et qu'elle le pleure, on ne ressent rien du tout. Pourtant j'ai l'habitude de ressentir un petit pincement quand un ami du personnage principal meure car sa tristesse est touchante. Là rien. Peut-être est ce aussi parce que la description des émotions de Camille prend moins de ligne que la description des parfums du gel douche et shampoing qu'elle utilise ... mais c'est super intéressant de savoir que Camille utilise celui à l'orange et Delilah celui à la vanille, et aussi de savoir que le shampoing sent la cannelle...


Les personnages secondaires sont limite beaucoup plus intéressants que les trois soeurs (notamment Iris) mais on ne peut pas approfondir de leur côté à cause du type de narration. Vu la richesse de l'univers, on y aurait gagné avec une narration à la 3ème personne et une plus grande profondeur chez les personnages.




Publié le 10 septembre 2012

dimanche 24 août 2014

Intruse, Nicolas Jaillet


Vienne, Mars 1815. 
Toute l'Europe est réunie dans le palais du Hofburg. La nuit, entre les murs du palais, se décident les guerres et les alliances. Au centre de ce tourbillon, le jeune vicomte Frédéric de Waldaw qui cache son identité à son amante, Fanny, corsetière. Pour elle, il est censé être un domestique. Cependant, soupçonnant que son amant lui ment, Fanny s'est lancée à sa recherche. Son enquête la mène au palais, où elle s'introduit déguisée en homme, et attire l'attention de la police secrète. Poursuivie, Fanny se réfugie dans un petit salon où elle enfile une robe. Un homme entre, il est subjugué par la beauté de cette jeune inconnue et l'invite à ouvrir le bal avec lui. C'est le Tzar de toutes les Russies. Fanny bascule alors dans la folle valse des intérêts et des séductions de la politique, du pouvoir, et de l'amour.



Mon avis :

J'étais très intéressée par le résumé de ce livre, ça promettait beaucoup. Malheureusement, même si le début était assez intéressant, plus on avance dans l'histoire et plus on constate le manque de profondeur et le ridicule de certains aspects. Je remercie toutefois Livraddict et Le livre de poche jeunesse pour ce partenariat.


Alexandre Ier
Les personnages sont assez amusants au départ, surtout Fanny qui raconte beaucoup d'histoires sur tout et n'importe quoi. La situation dans laquelle elle se met promet des moments intéressants et un certain suspens. Dommage que la suite ne soit pas à hauteur de mes espérances... Les personnages sont totalement creux : on ne comprend pas ce qui lie à ce point Fanny et Frédéric, ni ce qui lie ce dernier à Elsa, le tsar a une attitude ridicule, Talleyrand (que je connais grâce à l'émission Secrets d'histoire) ne me semble pas être à la hauteur de l'homme qu'il était réellement, les barons sont peu convaincants dans leurs rôles, les autres sont assez fades. Le pire est certainement le manque de crédibilité des relations entre les personnages car après un certain moment, on se demande bien pourquoi ils s'intéressent les uns aux autres mais je dois dire que les prises de conscience à la fin des "méchants" ne sont pas mal non plus dans le genre incompréhensible. Hans est le seul personnage intéressant avec un certain charisme et pourtant, il apparaît bien peu. La grosse déception vient du caractère de Fanny qui, après les premiers instants, se révèle trop peu profond pour qu'on s'attache à elle. Dans une autre histoire, ça ne serait pas forcément gênant mais ici, ce sont les sentiments des uns et des autres qui expliquent leurs choix, alors il devient difficile de comprendre comment des sentiments sans aucune intensité peuvent mener à tout ce qui se passe.


Palais du Hofburg
L'histoire en elle même n'est pas mal et assez sympa d'un point de vue global, mais il m'a semblé que certaines choses clochaient. Par exemple on nous présente la police secrète comme un danger mais elle n'est pas assez présente pour que ça nous donne vraiment cette impression, je n'ai pas cru un seul instant que la vie des personnages étaient menacée tellement cette police avait l'air d'être une blague (et pourtant, c'est répété plusieurs fois dans le texte). Fanny est étonnamment à l'aise au milieu de la noblesse, allez savoir comment elle peut faire ça... Les scènes de sexe, un peu bizarres, ne servent pas l'histoire alors que vu les personnes impliquées, ça pourrait être explosif ou approfondir certains aspects de leurs personnalités. L'autre point négatif à ce niveau là, c'est qu'à un certain moment, ça devient vraiment niais. On cumule les scènes sentimentales qui sentent la guimauve, et j'avoue que j'ai passé l'âge de ce genre de choses (si un jour je l'ai eu... car je trouve qu'on peut faire une histoire d'amour simple sans entrer dans le rose bonbon agrémenté de dialogues pailletés) surtout pour une histoire d'amour qui ne me touche pas.


Malgré mon avis plutôt négatif, l'histoire est assez sympa et je trouve que l'auteur à une belle écriture, simple mais efficace et fluide. Je regrette surtout que les personnages ne soient pas un peu plus fouillés, j'ai eu l'impression qu'ils n'avaient pas la consistance nécessaire pour m'intéresser jusqu'au bout. J'ai donc fini par me lasser d'eux et je voulais vraiment finir rapidement pour passer à autre chose. A partir de ce moment, j'ai souvent levé les yeux au ciel pendant ma lecture car la moindre de leur réaction me semblait niaise ou incompréhensible. Ce n'est pas un si mauvais roman mais ça pourrait être mieux.




Publié le 24 novembre 2013

samedi 23 août 2014

Les Borgia, Alexandre Dumas


Vers 1840, les directeurs de journaux et les éditeurs s'arrachent Dumas, qui entreprend " Les crimes célèbres ", vaste saga historique de la violence. du meurtre et du sang. La figure de César Borgia, fils du pape Alexandre VI, cardinal à seize ans et condottiere absolu ensuite, domine cette famille illustre qui va se construire un royaume dans l'Italie renaissante. César, qui connaît " le bon usage de la cruauté ", élimine par le fer ou le poison ses principaux rivaux, et autant de petits despotes qui rançonnent et asservissent leurs sujets. À Rome, il entend redonner une influence, une armée, de l'argent. En homme d'État sans scrupule et habile, il soutient la bourgeoisie contre l'arbitraire d'une odieuse féodalité. A ce titre, César Borgia est bien le modèle qui inspira Le Prince de Machiavel.



Mon avis :

J'avais beaucoup aimé mes précédentes lectures de Dumas (Les Trois Mousquetaires et La Reine Margot) et j'ai entendu tellement de choses sur les Borgia que je m'attendais à apprécier, voire à adorer, cette lecture. Ce ne fut malheureusement pas le cas.


L'histoire est intéressante, il s'agit d'une vision de ce qui s'est passé en Europe de l'élection de Borgia père jusqu'à la mort de Borgia fils. C'est surtout autour de ce dernier que tourne le récit mais il ne faut pas s'attendre à un personnage "romancé". On suit ses conquêtes sans jamais approfondir celles ci ou le caractère des différents protagonistes. C'est vraiment ce qui manque dans ce livre, on survole tout sans s'y arrêter, ce qui rend les personnages vraiment peu intéressants. Alexandre est finalement peu mis en avant, Lucrèce encore moins ! Ce qui est dommage car elle a juste l'air d'un pion. Il est fait mention de sa tristesse mais elle continue à obéir donc ça ne sert à rien. Les histoires de poison sont toutes aussi peu approfondies. Les meurtres, les chantages, les menaces, etc sont tout juste mentionnés.


Ça avait pourtant bien commencé avec la description de l'ambiance lors du conclave et des manigances des Borgia. Mais après, ça n'est plus qu'une suite de noms de villes et de personnes dans laquelle je me suite vite perdue. C'est intéressant d'un point de vue historique (et encore, je n'ai rien vérifié donc j'ignore si tout est vrai) mais trop impersonnel pour qu'on s'y plonge avec plaisir.




Publié le 6 août 2012

Les Borgia, Juliette Benzoni


Crime, sexe et pouvoir : voilà ce qu'évoque immédiatement le nom de Borgia. De cette famille valencienne qui donna deux papes et régna sur la Rome du XVe siècle, l'histoire a surtout retenu la légende sulfureuse : poison, fratricide, inceste et stupre sous les ors du Vatican, pour lesquels trois personnages, le pape Alexandre VI et deux de ses enfants, César et Lucrèce, semblaient vouloir rivaliser. Tiré de Suite italienne, cet extrait centré uniquement sur les Borgia nous fait revivre l'Histoire de cette famille inégalable et inégalée.



Mon avis :

Ce livre raconte la même histoire que celui d’Alexandre Dumas mais en beaucoup plus fluide. C’est donc avec plaisir que j’ai « relu » l’histoire des Borgia. On suit surtout Lucrèce et César, deux des enfants Borgia et malgré la brièveté du roman, je me suis attachée à Lucrèce et j’ai eu aussi le temps de détester César. Les personnages sont plein de passions, de sentiments excessifs et ne reculent devant rien. On se rend vite compte que c’est avec ce genre de personnes (bonnes ou mauvaises) que l’Histoire se construit. Et j’adore découvrir et suivre les vies de ceux qui ont pu changer les choses.

Le roman est en fait composé de morceaux choisis de « suite italienne » mais ils forment quand même une histoire complète et assez facile à suivre malgré le nombre d’événements. Une fois plongée dans le livre, j’ai eu du mal à en décrocher, c’était vraiment intéressant et très agréable à lire. Le roman est assez court mais ça suffit pour survoler l’histoire de cette fameuse famille et s’arrêter à quelques événements. J’ai particulièrement aimé l’épisode de la dame de Forli, fort impressionnante. J’ai pris plaisir à l’imaginer lutter verbalement contre ce détestable César.

Les descriptions m’ont mises en situation et je n’ai eu aucun mal à « voir » ce qui se passait dans le roman. Ce n’était qu’un aperçu de où l’auteure peut nous emmener et je pense que d’autres de ses romans vont rejoindre ma bibliothèque.




Publié le 1er janvier 2013

vendredi 22 août 2014

Une femme aimée, Andreï Makine


A Leningrad sous l'ère communiste, Oleg Erdmann rêve de devenir cinéaste, mais il vit dans un logement misérable et doit gagner sa vie en travaillant à l'abattoir. Il est fasciné par la personnalité hors norme de l'impératrice Catherine II et étudie tous les détails de sa vie. Il découvre ainsi qu'elle fut réellement aimée par un homme, une fois.



Tout d'abord, merci beaucoup à Babelio et aux Editions Seuil pour cette découverte.



Mon avis :

J'ai commencé ce livre avec l'idée que j'allais en apprendre plus sur Catherine de Russie et c'est pour cette raison que je sors de cette lecture un peu déçue. Ce n'est pas que je ne sais rien de plus sur elle, c'est surtout que l'auteur se répète très souvent et qu'on en revient donc toujours aux mêmes noms et aux mêmes évènements. Ceux ci ne sont d'ailleurs pas décrits pour eux mêmes, ils s'imbriquent dans la vie du héros et dans ce que j'ai pensé être sa recherche d'identité. Je crois qu'à chaque fois qu'il est question de Catherine, au moins un de ses amants est mentionné, quand ce n'est pas la liste entière. J'en ai été très vite lassée : c'est bien de nous dire qu'elle était autre chose qu'une nymphomane mais le rappel de ses multiples aventures ne sert pas cette idée. C'est pareil pour certains évènements comme le meurtre du tsar, la vengeance de Catherine, ... ou le rappel de qui l'impératrice aimait ou n'aimait pas. Et franchement, ça devient énervant de toujours revenir aux mêmes choses.


J'ai bien aimé Oleg, le héros de cette histoire, mais à travers lui, c'est Catherine qui m'intéressait. Même si sa vie renvoie à ce qui se passe dans la Russie de son époque et que c'est assez instructif, ce n'était pas du tout ce que je voulais lire. C'est à travers les scénarios d'Oleg qu'on découvre le plus Catherine mais je n'ai pas apprécié cette manière de présenter les choses qui conduisait à de nouvelles répétitions des mêmes évènements et des mêmes pensées du héros. A chaque "partie" du roman, il se repasse en boucle un moment de vie de l'impératrice dans lequel il s'enferme. Ce qui, moi, m'a vraiment agacée.


C'est vraiment bien écrit, malgré mon peu d'intérêt pour Oleg, je l'ai lu rapidement et c'était agréable. L'auteur a écrit d'autres livres, je tenterai peut-être l'aventure selon le sujet car il a une plume qui me plaît. Mais pour ce roman, cela n'a pas suffit pour me faire vraiment aimer cette lecture.




Publié le 28 mars 2013