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lundi 15 septembre 2014

In My Mailbox (54)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog  Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.





Lors d'un passage en librairie, je me suis laissée tentée par un recueil de nouvelles mettant en scène Hercule Poirot, il est déjà lu et j'ai beaucoup aimé. J'ai aussi craqué pour un tome sur Sylvo Sylvain, Avant le déluge, j'ai terminé Confessions d'un elfe fumeur de lotus à la fin du mois dernier et je veux vraiment découvrir ce héros dans son autre univers. Et le troisième, Des fleurs pour Algernon, est un livre que j'ai découvert sur l'une des vidéos FAQ de Méli (que je vous invite à aller regarder), quand je suis tombée dessus, je n'ai pas pu résister.



Petite promenade découverte dans les rayons de la Fnac et deux livres rejoignent ma PAL : Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage de Maya Angelou (dont j'ai adoré les deux autres titres : Tant que je serai noire et Un billet d'avion pour l'Afrique), c'est (ou plutôt "c'était" car elle est décédée cette année) une grande dame ; et La joie du bonheur d'être heureux, sur lequel j'ai craqué à cause de l'écureuil sur la couverture et que j'ai déjà terminé (pas une super lecture mais pas une catastrophe non plus).



Et enfin, achat chez France Loisirs pour le trimestre et j'ai choisi une BD. J'aime beaucoup le concept mais je ne suis pas totalement convaincue.


Apocalypse (Malefic Time, tome 1), Luis et Romulo Royo


Manhattan, 2038. Le monde est passé du rêve au cauchemar. New York est en ruine, gangrenée, peuplée d’êtres indéfinissables. Miroir du monde, elle est l’épicentre d’une guerre immémoriale entre les forces obscures et celles de la lumière. Depuis les toits des gratte-ciel, d’étranges gargouilles observent la rue. Les réservoirs abritent de sinistres créatures, de celles qui jaillissent de l’esprit des fous. Dans l’obscurité. Et, au cœur de la ville, la mystérieuse Luz et son épée Malefic.



Mon avis : 

Quand Babelio a lancé son opération Masse Critique sur la BD, j’ai regardé la liste sans trop y croire car moi et la BD, ce n’est pas le grand amour. C’est donc avec une grande surprise mêlée à un vrai plaisir que j’ai choisi Apocalypse car j’adore Luis Royo (qui travaille ici avec son fils. Donc quand je dis Royo, je parle des deux). Un grand merci !


Je n’avais jamais lu un des textes de Royo et je dois avouer que je suis assez mitigée. C’est très bien écrit et il est facile de s’imaginer les différentes scènes décrites (les images aident mais même sans ça, les scènes de combat sont facilement imaginables). Par contre, l’histoire part un peu dans tous les sens et on ne comprend pas bien d’où sortent certains personnages et certaines situations. Je n’ai pas toujours saisi comment on passait d’une situation à une autre. Je crois que d’autres livres précèdent celui-ci mais même au sein même de l’histoire, je ne comprends pas toujours tout. Même si je vois plutôt bien les enjeux de l’histoire de Luz, je ne crois pas avoir trouvé de « fil rouge » qui m’aurait permis de savoir où l’auteur voulait nous amener. La décision de Luz à la fin n’est pas forcément facile à comprendre en fonction des évènements décrits dans le livre. Bref, j’ai eu l’impression qu’il y a avait quelques événements importants mais qu’entre ceux-ci, ça n’a pas vraiment de lien. Toutefois j’adore la façon dont c’est écrit.


Les personnages sont vraiment imposants, que ce soit dans le camp de Luz ou de ses ennemis. Je les trouve tous charismatiques, même ceux qui n’apparaissent que peu. Sûrement que les dessins aident à cette impression. Même si leurs caractères ne ressortent pas, on peut ressentir leurs émotions à travers leurs vies dans ce New York post-apocalyptique. Ce décor correspond vraiment à l’idée que je me fais du monde après l’apocalypse.


Les dessins sont magnifiques ! J’adore la finesse des dessins de Royo. C’est difficile de dire plus, j’adore ! Les visages, les vêtements, les paysages, … La seule chose qui me gênait un peu, c’était le caractère assez osé des dessins que je voyais habituellement mais dans ce livre, c’est vraiment très soft. On a juste la vue de quelques poitrines mais rien de vulgaire. Bref, je suis fan.


Malgré une intrigue un peu confuse, compensée par les dessins et le style de Royo, j’ai adoré ce livre.




Publié le 22 janvier 2013

Rage de dents (Maeve Regan, tome 1), Marika Gallman


Avant, ma vie était simple : l'université si j'en avais envie, les hommes quand j'en avais envie. Et je n'avais aucun problème qu'un barman ne puisse m'aider à résoudre. Mais là, depuis un moment, rien ne va plus. Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser. J'ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l'a pas très bien pris. Lui non plus, d'ailleurs. Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars. Et tout ça, c'était avant qu'une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu'un colosse me kidnappe. 

Quand je vous dis que ce n'est pas ma semaine...



Mon avis : 

Il y a des romans où l'intrigue est mal gérée, ridicule ou inexistante. Il y en a d'autres où les personnes secondaires sont juste là pour faire tapisserie, c'est à dire fade et sans intérêt. Rage de dents est les deux à la fois. Tout repose sur l'héroïne, Maeve, donc si vous n'aimez pas les personnages colériques et la vulgarité, laissez tomber. J'ai apprécié les colères de Maeve et j'ai trouvé (fait rare) que la vulgarité ajoutait à ce personnage. C'est le point positif : une héroïne originale qui se met en colère pour rien (en même temps, qui n'a jamais eu envie de détester une fille parfaite même sans bonne raison ^^) et qui va chercher les ennuis plutôt que de les attendre. Mais il faut avouer que Maeve n'a aucune profondeur de caractère et qu'elle n'est absolument pas attachante. Ce qui ne m'a pas empêchée de passer un bon moment avec elle, toutefois c'est vraiment une question de point de vue et je sais que ce point en a gêné certains. 


Les points négatifs sont l'intrigue et les personnages secondaires. L'intrigue, d'abord, est trop hachée. On est mis en face des révélations beaucoup trop vite et de façon abrupte, et Maeve y réagit beaucoup trop bien. Les événements du bal sont un bon exemple de ce problème. Les personnages servent simplement les intérêts de l'héroïne : papy pour les révélations, les amis pour qu'elle les déteste, le méchant pour avoir quelqu'un à combattre et Lukas pour l'entraînement. Ce dernier, avec son problème de confiance, est peut être le seul à cacher une histoire et des sentiments intéressants. Tout au long du récit, Maeve se débrouille plus ou moins toute seule, et donc les personnages secondaires sont peu développés et inutiles. Même si ils ne sont pas destinés à apparaître de nouveau, ils méritaient d'être un peu plus consistants. Et je ne dirais pas que c'est dû au fait que c'est un premier tome mais plutôt parce qu'ils ne servent à rien dans l'avancement de l'histoire de Maeve. 


Un bon moment parce que c'est amusant, pas parce que c'est d'une grande qualité.




Publié le 14 juin 2012

dimanche 7 septembre 2014

In My Mailbox (52) & (53)



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog  Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.




L'année dernière, j'ai fait un dossier sur Napoléon pour l'oral du concours. Comme je vais devoir le repasser, je vais avoir le temps d'y ajouter ce qu'il y manquait selon moi : des témoignages. J'ai trouvé ces ebooks à un tout petit prix donc j'en ai profité.




Au départ, je voulais simplement acheter Sexy No (déjà lu, et adoré) et je suis tombée sur deux titres qui avaient l'air vraiment sympas : La gloire écarlate et La reine Isabeau (version intégrale).




Et voilà deux achats "provoqués" par d'autres blogueuses : Les enfants de l'Ô que j'ai découvert dans une des dernières vidéos de Méli et Les foulards rouges, découvert sur le blog de Coquelicote grâce à sa chronique du deuxième épisode.


jeudi 4 septembre 2014

La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier


La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...



Mon avis :

Quelle histoire peut se cacher derrière un tel tableau ? C'est avec cette question en tête que j'ai commencé ce roman. L'histoire n'est pas très passionnante mais, pour moi, elle correspond vraiment à ce que je vois quand je regarde le tableau. C'est réaliste et crédible.


L'histoire est celle de Griet, jeune servante qui est pourtant bien plus. Elle a un regard sur le monde qui s'approche de celui de son maître mais elle garde aussi un pied dans la réalité. C'est ce qui fait d'elle une femme ni artiste, ni servante, ni dame. Elle admire et aime un homme qui ne partage pas son monde et l'homme qui veut d'elle est totalement terre à terre. Là encore, Griet se trouve prise en plusieurs mondes (utiliser la place de la ville pour exprimer cela est une très bonne idée) et aucun ne semble vraiment fait pour elle. On sent qu'elle ne sera jamais pleinement heureuse. Je trouve qu'on retrouve cela dans le regard de la jeune fille à la perle, mais aussi dans son expression et dans sa posture. 


Les références aux autres tableaux de Vermeer sont un plaisir, cela donne un contexte à des oeuvres que je connais de nom ou que j'ai découvert lors de cette lecture.
La laitière
La jeune fille au verre de vin
Le concert


Vue de Delft
Ce roman a aussi été une occasion de se plonger dans un lieu et une époque que je ne connaissais pas (Johannes Vermeer a vécu à Delft de 1632 à 1675). Les personnages sont convaincants dans leur genre et on a un peu de tout : une peste, une servante facilement flattée, une grand mère complice mais pas trop, une maîtresse de maison pleine de rêves, un artiste totalement déconnecté de la réalité, un boucher sympathique, etc. La famille de Griet, catholique, permet d'aborder le sujet de l'opposition entre religions sans toutefois trop s'impliquer dans le sujet et de montrer deux styles de vie. Le mécène de Vermeer complète la série de personnages.


J'ai beaucoup aimé. C'est complet, intéressant et ça donne un contexte crédible au tableau, le rendant presque vivant.




Publié le 4 juillet 2012

samedi 30 août 2014

Cassandra Palmer, Karen Chance (Attention aux spoilers !)




Cassandra Palmer est une excellente série. Il y a un univers riche, des personnages intéressants (certains sont même de vraies perles) et une héroïne à la fois forte et fragile. Bref tous les ingrédients pour un coup de cœur sont là, sauf que … il y a Mircea, le vampire. 


Quand on lit pas mal de romans de ce genre, on a toujours le vampire trop canon qui fait baver toutes les femmes mais qui ne bave que sur l’héroïne sans qu’on comprenne bien pourquoi. La relation entre Cassie et Mircea est ce que j’ai vu de pire, même quand on passe sur le côté « je la faisais sauter sur mes genoux quand elle avait 6 ans » (c’est pas vraiment ça mais c’est l’idée) et le fait que ce soit un cliché sur pattes. Je trouve cette relation hyper malsaine, il y a vraiment un aspect qui me retourne l’estomac quand ils sont ensemble, tellement c’est peu crédible. Ce personnage me paraît complètement à côté de la plaque et quand j’arrive à un passage le concernant, j’ai l’impression d’avoir changé de roman. 


Les moments avec Pritkin ont toujours un petit quelque chose, que ce soit quand ils se rapprochent ou quand ils se battent ou quand ils se prennent la tête. Les petits moments avec Marco sont aussi vraiment sympa et le personnage, même si pour le moment pas forcément mis en avant, a vraiment quelque chose qui le rend attachant. Même avec Augustin, il y a un truc. Avec Mircea, je ne retrouve rien. Ok il est beau, sexy, rassurant, etc. mais et alors ? Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'ils se trouvent l'un l'autre ? Parce que j'ai vraiment du mal. J'ai l'impression qu'il n'y a aucune alchimie entre eux, que l'auteur les a mis ensemble car c'est comme ça que ça doit être. Je crois que j'aurais trouvé beaucoup plus intéressant un Mircea qui trouve que Cassie est une incapable écervelée et qui peu à peu s'attache à elle comme un père plutôt qu'un espèce de macho hyperprotecteur qui veut tout décider à sa place et qui la considère comme lui appartenant. Il me semble parfois que l'auteur veut donner une certaine vulnérabilité à Mircea quand il s'agit de Cassie mais je trouve que ça sonne faux, que c'est plus le manque de contrôle que la jeune femme qui le rend comme ça. Pour moi c’est THE problème dans la série et lors de la lecture du dernier tome, j’ai bien failli arrêter tellement ça m’insupportait. 


Mais j’ai continué et j’ai bien fait. Le tome 4 m’avait laissé une impression mitigée avec une fin expédiée trop rapidement mais le 5è tome est une merveille. Et je dois dire que certaines scènes avec Pritkin sont particulièrement belles. Ce qui pour moi est un adjectif plutôt fort, d’habitude je dirais plutôt que c’était bon, là c’était beau. La scène finale me rend impatiente de connaître la suite.


Publié le 26 juin 2012


mardi 26 août 2014

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle, tome 1), Gail Carriger


Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau, compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ? 

Vampires, loups-garous et aristocrates : un réjouissant mélange de romanesque et de fantastique !



Mon avis : 

Tout m'attirait dans ce roman : le titre, la couverture, l'histoire et le ton employé. Et pourtant j'hésitais. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit encore d'une histoire de vampires et de loups garous et que j'en avais ma dose. C'est l'avis de Meli qui m'a convaincue et je l'en remercie car j'ai adoré ! 


Alexia Tarabotti, l'héroïne est une vieille fille un peu bas bleu qui n'a pas sa langue dans sa poche. Toujours accompagnée de sa fidèle ombrelle (je dois avouer que j'ai adoré l'idée de l'ombrelle), Alexia nous fait visiter un Londres empli de vampires et de loups garous. Ils sont connus de tous et bien intégrés à la société. J'ai été vraiment étonnée par l'impression de réalité historique qui se dégage de ce roman. Autant le ton employé par l'auteur que la façon dont elle a traité ce sujet donnent l'impression que cela s'est réellement passé ainsi. Elle n'en fait pas trop dans le surnaturel et c'est très appréciable. 


L'intrigue a un poids assez faible dans ce roman et par moment, on l'oublierais presque. Ça n'est pas vraiment un problème car les relations entre les personnages ont suffit pour m'intéresser. De plus, elle s'intègre parfaitement bien à l'ensemble et il y a un bon rythme : l'intrigue revient en force vers la fin de manière assez naturelle. Les personnages et leurs interactions sont vraiment le gros point fort de ce roman. Alexia a une grande force de caractère mais sait quand même respecter les convenances. J'aime beaucoup ses réparties, la façon dont elle exprime ses opinions et son intérêt pour la science (les livres de son père ont l'air très intéressants...). Et elle sait choisir ses amis : Ivy et ses horribles chapeaux, Lord Akeldama et ses surnoms et vêtements originaux, le brusque Lord Maccon et son bêta tout aussi remarquable même si différent de caractère. Les échanges entre Miss Tarabotti et Lord Maccon sont un pur délice, j'en redemande ! Le majordome (qui me plaît énormément), les demi sœurs et la mama d'Alexia ont également leur charme, rappelant les héroïnes d'Orgueil et préjugés de Jane Austen. 


Faire porter tout l'intérêt d'un roman sur les personnages est un pari risqué mais ici, il est parfaitement réussi. Je n'ai pas pu décrocher et chaque personnage, principal ou secondaire, apporte quelque chose de pétillant. Dans ce roman, j'ai tout aimé : le style de l'auteur, des personnages originaux très attachants et intéressants, un univers crédible assez riche (au niveau des ruches et des meutes notamment) et une intrigue légère mais bien intégrée. C'est un coup de cœur.




Publié le 6 juin 2012